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publiée sous le titre Intensità aux éditions Albiana dans la collection
« Cunchiglie », consacrée aux traductions en langue corse de textes
importants .
Né à Loulé (Algarve) en 1938, Casimiro de Brito a connu, durant la
sombre période de la dictature de Salazar, les départs précipités et
bousculés de l’exil, (Grande-Bretagne et Allemagne). Il fut l’un des
principaux acteurs d’un mouvement poétique qui, au début des années
1960, a profondément marqué la poésie portugaise contemporaine. Il aime
à rappeler que celle-ci a donné au monde le génie de Camoes, celui de
Fernando Pessoa et le Nobel de Saramago.
Traduit en galicien, espagnol, catalan, italien, français, anglais,
allemand, flamand, hollandais, suédois, polonais, grec, roumain,
bulgare, yiddish, chinois, (et désormais en corse !), Casimiro de Brito
convoque Valéry, Novalis, Char, Héraclite, Socrate, Pessoa et quelques
autres pour nous dire, comme il le fit à Corte lors d’une brillante
conférence, ce qu’est la « Fons Poiesis », la source de la poésie .
Passant de l’intime à l’universel, il nous donne des poèmes, souvent
d’une brièveté extrême à l’image des Hai-Ku japonais qu’il a traduits,
qui ramassent la matière foisonnante d’une expérience et d’un vécu que
l’écriture modèle en message universel
Il y a quelques années Casimiro a abandonné une importante carrière dans
le secteur bancaire pour se consacrer entièrement à la poésie et à
l’écriture littéraire. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages:
poésie, romans, essais. Co-directeur de la revue luso-brésilienne
Columba et responsable de la partie portugaise de la revue
internationale Serta, il est actuellement président du Pen Club du
Portugal, dont la vice-présidente est Rosa Alice Branco, une des plumes
les plus élégantes de son pays.
Rosa Alice Branco a, comme Casimiro de Brito, été l’invitée du CCU. On
la retrouvera d’ailleurs à Bastia, le 14 novembre prochain, pour la
rencontre des poètes de Méditerranée organisée par l’IITM et le CCU dans
le cadre des Jeunesses Musicales de Méditerranée 2002.
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