|
José Maria Alvarez
Vizard (in francese) |
|
| In spagnolu | In Corsu |
|
Traduzzione fatte da Francescu Michele DURAZZO
|
|
|
Ô nuit incandescente qui descend. Qui d'elle-même brûle. Les mers immobiles de lueur blanche de la Lune qui verse ses flots d'argent sur celui qui veille.
Oui, contemple comme claquent les queues de l'abondance. Mais même ainsi — réponds ! —en es-tu certain ?
Tout semble embaumé sous cette lumière comme un aimant. Son éclat, étranger, sans nous unir à son destin, se confond dans l'incompréhensible de notre existence sous cette voûte. Tout le firmament est pris de sueur froide. …Et ce mugissement, ce mugissement qui vient de sous le monde. Quelles bêtes sauvages luttent pour sortir ? Le “ futur sauvage ”, the all-hair hereafter de Macbeth.
La Mort — quelle santé ! — grossit, rit.
L'or est plein de serpents.
Tout est lisse.
La Civilisation est une vitre que tu traverses en en faisant des miettes. Et alors : L'Autre Côté, la lie de l'abîme.
Et même ainsi, y aurait-il une jubilation qui ne palpitât pas dans nos entrailles ? Pas même le firmament n’est plus insondable que notre âme.
Je ne suis fils d'aucun Dieu, et ne suis plus que désespoir.
Dans la nuit épaisse comme un bourbier, la phosphorescence mystérieuse se hérisse comme le venin du cobra.
En le regardant je lève mon verre et trinque pour l'animal du monde.
|
|