|
Oui, comme
le sacrifié de la société.
Pierre de passion.
Nous sommes sa chair.
En quelque lieu de cette lame
d'insomnie niche
(Entends-tu cette respiration
dans l'obscurité ?)
ce dont pour vivre nous
requérons la présence
là.
Oui, là, comme le soleil ou la
mer.
Qui éblouit le sage et
enténèbre le barbare.
Ah, cet Enchantement
apaise
tout ce qu'il lacère, non plus
notre mémoire, bien qu'il
l'oigne d'un baume très doux,
mais
il calme quelque chose en nous,
dont nous ignorons la nature,
mais qui laboure la chair.
La Musique, l'Art, la Poésie,
mystérieuses offrandes sur un
autel impénétrable.
Peut-être, aussi,
l'affreux rire de l'idiot.
Je livre mon esprit à son
silence écorché vif,
je savoure les sucs qui émanent
de son sexe,
il humilie mon ego,
sa Grâce monte dans mon corps
et mon intelligence.
|