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Istitutu
Internaziunale
di u Teatru
di u Mediterraniu
(I.I.T.M.)
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Siège général
directeur : José Monleón
siège général :
Casa de las Acacias
c/Ricardo de la Vega ,
E-28020.MADRID
tél : 00 34 9 1 355 58 67
tlcp : 00 34 9 1 726 37 11
e-mail : iitm-es@iitm.org
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Corse
président : Jacques Thiers
siège corse : Centre Culurel
18 Université de Corse,
BP 52
F-20250.CORTI
tél : 00 33 04 95 33 33 72
tlcp : 00 33 04 95 33 33 72
e-mail :
ghjthiers@ifrance.com
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«
Si nous admettons que la culture, mémoire active et critique, doit
jouer un rôle dans la création d’une Europe solidaire et
démocratique, alors la tradition méditerranéenne s’affirme
aussitôt comme une valeur fondamentale, notamment l’expression
scénique, d’où ont surgi, depuis le drame antique jusqu’à nos
jours, des débats philosophiques et politiques, des conflits, des
images, des personnages et des formes de spectacle qui sont à la base
de l’identité de tous les peuples du bassin méditerranéen.
L’histoire
politique et économique a introduit une série de facteurs qui, non
seulement ont minimisé ou déformé des valeurs méditerranéennes
spécifiques mais encore ont rendu difficile la rencontre réelle entre
ses peuples, la connaissance de leurs différences ainsi que l’affirmation
de ce qui les unit.
Dans
la dynamique historique actuelle -toujours difficile- nous pensons
devoir jouer un rôle actif pour la création de circonstances qui
favorisent la rencontre méditerranéenne, en associant les efforts
aujourd’hui isolés et en organisant notre collaboration, étant
entendu que notre projet méditerranéen intègre les cultures de ses
différentes rives.
Tel
est le sens de notre Institut International du Théâtre de la
Méditerranée, parmi d’autres initiatives qui dans divers
pays concourent au même objectif. L’Institut veut contribuer au
rapprochement entre les animateurs, créateurs, institutions et
organismes liés au théâtre méditerranéen, en assurant la
continuité du dialogue initié à Merida.
La
culture méditerranéenne possède, parmi l’ensemble de ses vertus, sa
dynamique, sa diversité, son polycentrisme, son irréductibilité
politique, géographique ou conceptuelle. L’IITM est, au-delà de sa
dimension, absolument fidèle à ces vertus et répond, à partir de la
réalité politique actuelle, à la volonté de contribuer (grâce à l’information,
à la recherche, à l’édition dans les langues méditerranéennes et
au maintien d’un espace de dialogue et d’échange artistique) au
développement d’une voix, ouverte et collective, qui défende la
valeur des traditions, recherches et expérimentations de la scène
méditerranéenne dans la vie culturelle de notre époque.
En
définitive il est, ou voudrait être, une part de la réponse active et
responsable du monde théâtral méditerranéen à la réalité
contemporaine. ».
Avec
cette déclaration rédigée le 28 juillet 1990, l’IITM se dotait dès
sa deuxième réunion des principes généraux qui lui confèrent son
orientation multidimensionnelle et qui marquent son identité. Autour de
José Monleón, concepteur et directeur de l’Institut un comité de
représentants de pays des deux rives de la Méditerranée. Suivit la
même année une troisième rencontre à Lisbonne et à partir de 1991
un programme d’activités riches et diversifiées qui fait de l’IITM
une structure itinérante et polycentrique, en même temps qu’un
esprit et une parole.
La
ligne de conduite de l’IITM et pour ainsi dire sa philosophie se
signalent par une pensée selon laquelle l’art est assumé et vécu
dans sa relation à l’environnement socio-politique général. L’IITM
a ainsi depuis ses débuts une vie particulièrement intense, marquée
par la promptitude à se saisir de l’événement pour en comprendre et
en discuter toute la valeur sociale, éducative et culturelle, au-delà
de la conjoncture politique. Cette « vie immédiate » de l’Institut
est certainement pour une grande part à l’origine de son rapide
succès, à côté des aptitudes éminentes de son directeur José
Montleón, toutes les fois qu’il s’agit d’établir une
communication fructueuse entre les gens et les cultures.
Indépendamment
du siège légal fixé à Madrid, l’IITM compte aujourd’hui une
vingtaine de centres et associations (Albanie, Algérie, Autriche,
Bosnie, Bulgarie, Croatie, Chypre, Egypte, France, Grèce, Israel,
Italie, Liban, Maroc, Palestine, Portugal, Roumanie, Tunisie, Turquie,
Yougoslavie). Ceux-ci-ci ont eux-mêmes suscité l’apparition d’initiatives
sur leur propre territoire d’exercice si bien que l’IITM se
présente au terme de neuf années d’existence comme un réseau de
structures, d’échanges, d’idées, de réalisations et de projets
appelés à donner corps au rêve de retrouvailles méditerranéennes
qui a présidé à sa naissance. En Corse l’IITM est représenté par
l’Associu corsu di l’IITM, dont le siège est à l’université de
Corse (président : J.Thiers).
L’Institut
du Théâtre de la Méditerranée se présente ainsi d’abord comme une
fondation oeuvrant pour la démocratie et la paix dans une zone
riche d’héritages mais également d’avenirs. Il se propose de
suivre cette voie par l’action coordonnée de la parole et de la
réalisation. Il est en effet carrefour d’idées, séminaires de
projets, échanges d’expériences et de réflexion, mais aussi
plate-forme pour l’organisation et la réalisation de spectacles, de
créations dans le domaine de l’édition, dans celui du théâtre et
de la scène en général. Il va sans dire que la qualité
professionnelle et technique des participants des divers pays garantit
à l’IITM un réseau international de diffusion d’idées et d’oeuvres.
Cette articulation d’une vocation humaniste à une technicité
signalée recommande à chacun les initiatives que prend ou favorise l’IITM
à travers les pays du pourtour méditerranéen.
Le
projet de construction d’un ensemble méditerranéen à l’identité
forte se voit appuyé par ce réseau IITM, sur une aire où l’Europe
du Sud entreprend depuis quelques années de rééquilibrer l’influence
d’une politique européenne essentiellement conduite par les Etats du
Nord. « La culture méditerranéenne possède, parmi l’ensemble de
ses vertus, sa dynamique, sa diversité, son polycentrisme, son
irréductibilité politique, géographique ou conceptuelle » dit la
déclaration de Mérida. La nature du projet IITM et des collaborations
concrètes et populaires d’ores et déjà réalisées ou initiées sur
l’aire concernée permet d’insérer la dimension critique de la
culture et de l’humanisme dans une visée méditerranéenne pour l’heure
dominée par le politique malgré les déclarations officielles.
Certes
le théâtre ne peut prétendre représenter à lui seul ce trait d’union
qui relie tous ceux qui, en rêvant, contribuent à donner corps et vie
nouvelle à la Méditerranée, mais son ancienneté, le langage et les
procédures qui en définissent la spécificité et les oeuvres en font
toutefois un élément privilégié dans la construction d’une
réalité méditerranéenne émergeant progressivement au fil des
actions et des années. A l’IITM on met en exergue l’idée que le
théâtre étant une pratique attachée à la co-présence réelle des
acteurs et du public, c’est un moyen de se prémunir contre les
dérives, les impostures et les manipulations de tous ordres qui ne
manquent jamais de se cristalliser sur les mots à la mode. Parmi ces
derniers, le nom même de la Méditerranée est devenu aujourd’hui un
important enjeu comme le montre sa récurrence dans toutes sortes de
discours.
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