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Du 22 au 27 avril
s’est déroulé, au large de Split, dans l’île
dalmate de Hvar, un riche festival de poésie
internationale. La manifestation, mise en
place par Veljko Barbieri, directeur et
Klaudija Brnad, secrétaire de l’Association
des écrivains croates, présentait un
programme varié de lectures poétiques
et d’échanges de |
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représentations théâtrales et
d’expositions. |
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Le CCU et l’Associu Corsu di
l’IITM y étaient représentés. L’expression
de la culture corse a pu ainsi renforcer des
relations nouées depuis quelques années avec
les initiatives culturelles qui, sans
ignorer l’activité des grands centres,
tendent à animer de nouveaux foyers de
développement et de rayonnement culturel. |
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Dans cette partie de
l’Adriatique, face à la ville de Split où
Dioclétien avait établi la capitale de
l’empire romain, les participants ont
découvert, souvent avec étonnement, une
réalité culturelle où se sont sédimentés et
pénétrés à travers les âges les
civilisations les plus prestigieuses de
Méditerranée.
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De nombreux poètes,
intellectuels et universitaires de Croatie,
dont beaucoup résident à Zagreb mais sont
originaires des nombreuses îles situées face
à la côte dalmate, ont pu ainsi présenter la
richesse et la diversité de leur culture aux
participants venus d’une vingtaine de pays
dont la Corse. |
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Les séances se sont
déroulées dans la villa d’un poète de la
Renaissance, traducteur d’Ovide et praticien
émérite du sonnet. La résidence d’été d’Hanibal
Lucić (1485-1553) est située dans la proche
campagne de la ville de Lesina, dans un
séjour bucolique fait de jardins rehaussés
de péristyles antiques.
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Les salons de
l’hôtel Palace, la Loggia de la Ville et la
salle du théâtre communal ont également
accueilli les poètes et festivaliers. Les
habitants de Hvar sont fiers de leur salle,
premier théâtre municipal créé en Europe,
affirment-ils, dans une île de 40km sur
70km. Le public a pu y assister à une
représentation de Robinja, dont le sujet se
rattache au cycle de La Moresca. |
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Un drame
écrit par H. Lucić dans une langue croate de
la Renaissance où l’empreinte vénitienne est
manifeste. La confrontation avec cette scène
vieille de cinq cents ans, dit le directeur
du CCU, nous ramène à Corte, dans notre
ville universitaire totalement dépourvue de
structure dévolue aux arts de la scène! |
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Il va sans dire que
ce type de rencontres offre l’occasion
d’approfondir les contacts déjà engagés avec
les structures culturelles de Méditerranée.
Le CCU envisage désormais la publication en
langue corse du recueil Isolomania, des
poèmes écrits sur lîle de Brach par Dražen
Katunarić, reçu à Corti en 2001. |
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De son
côté, la revue Le Messager Européen de
Croatie publiera fin 2003 une anthologie de
la poésie contemporaine corse traduite en
croate. Par ailleurs, au cours des prochains
mois, Corti recevra la visite de plusieurs
représentants de la vie culturelle croate.
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Parmi eux, Madlen Maaciedo, poète érudit et
spécialiste de la littérature italienne
contemporaine qu’il enseigne à l’Université
de Zagreb et son épouse Visčja, comédienne
et auteure d’une anthologie du Surréalisme
européen très remarquée. Egalement prévu le
séjour de Tonko Maroević, poète, éditeur,
auteur d’une anthologie de la poésie croate,
Exclamations, dont certaines pièces sont en
cours de traduction en langue corse. |
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A noter enfin que
plusieurs des personnalités rencontrées à
Hvar participeront à Baratti, une
série de témoignages sur la pratique de la
traduction poétique illustrés d’exemples que
préparent actuellement et le CCU.

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