Prugrama

di u Centru Culturale

per marzu di u 2005

 


1- Printemps de Poètes


 

Jeudi 10 mars (Université de Corse)

Poètes invités : Natache DE REYES I GREGORIO (Espagne), Rosa Alice BRANCO (Portugal), Sheila CONCARI (Italie) et Francescu Micheli Durazzo (Campumoru-Bordeaux)

 - 11h-13h (salle 23 Fac Lettres Université de Corse): A la rencontre de la poésie méditerranéenne avec les poètes invités et les étudiants Master Langages et etudes Corses table-ronde sur le thème: "En quoi la pratique des rencontres poétiques et de la traduction favorisent-elle la prise en charge de l'altérité?"

 

de 15h à 19h: (Hall Fac Droit Université de Corse): Avec les poètes et les ateliers du CCU

- Lectures poétiques

- Expo photo

- Impro théâtre

- Chants et musique

 

Vendredi 11 mars (partenariat CCU-Centre Culturel et Bibliothèque de Porti Vechju)

coordination Sonia Moretti, Jean-Charles Papi

Poètes invités : Natache DE REYES I GREGORIO (Espagne), Rosa Alice BRANCO (Portugal), Sheila CONCARI (Italie) et Francescu Micheli Durazzo (Campumoru-Bordeaux)

14h30 Rencontre autour du thème de la traduction, de la poésie et des passeurs de mémoire (centre culturel avec 50 collégiens bilingues): discussions, lecture de poésie

16h00  Bibliothèque:  saynètes sur la poésie,  théâtre,  libre parole

entre 17h00 et 18h30  arrivée des poètes corses (libres échanges, lectures de poésies, rafraîchissements)

19h00/19h30 – 22.00  soirée : poésie, chansons libre parole

 

Samedi 12 mars - Auditorium de Pigna (Partenariat CCU-Detti & Scritti, Festivoce)

coordination Hélène Mamberti, Guy Benigni, Roger Maestracci

Poètes invités : Natache DE REYES I GREGORIO (Espagne), Rosa Alice BRANCO (Portugal), Sheila CONCARI (Italie) et Francescu Micheli Durazzo (Campumoru-Bordeaux)

- à partir de 15h : Accueil à L'auberge Chez Léon, à Cateri (Balagne) à partir de 15h.

- Présentation des collections et publications de poésie “Cunchiglie”. “Veranu di i pueti”  Bonanova, Associu Detti & Scritti …)

- : Pulifunie, cù "Fiatu Muntese" (**),

- Lettura di e puesie avec les poètes invités et… les autres

- Accompagnements musicaux

 

Mercredi 16 mars à 20h30 (Université de Corse)

Amphithéâtre DE 100 (Fac de Droit et Sciences eco)

 

 


2- Teatru - U Teatrinu

Ghjacumu Thiers


 

Elle

Furmiculimi in Vignale/i

 

 

Co-produite par U Teatrinu et l’Association de Soutien du CCU, cette comédie en deux actes de G.Thiers met en scène la petite équipe de U Teatrinu. Une pièce de petit format, au rythme enlevé, dédiée à la fantaisie verbale, à la satire et à la parodie. Le spectacteur y trouvera bien des aspects de la vie et de la réalité régionales évoqués de manière cocasse.

 

Le thème :

Les tentatives de Maria Chjara et Chjara Maria, deux habitantes de Vignale - pardon, Vignali ! - pour accéder à la parole sont condamnées au bavardage. Elles provoquent l’incident, dressent un barrage sur la départementale qui conduit à leur (beau) village et, créant ainsi l’événement, provoquent l’arrivée des médias, comme elles l’avaient escompté . Elles exultent, s’exaltent. Vont-elles enfin pouvoir tourner l’attention vers leur condition ? Vont-elles savoir concentrer sur l’essentiel la force de leur message ? Accordera-t-on foi à leurs déclarations ? Que vaudra une parole de femmes contre la puissance de Petru Paulu, qui a le bras long ?...

 

Le contenu :

Derrière la fantaisie d’un humour qui joue sur tous ses registres, la pièce pose la question de l’accès à la parole dans nos sociétés où celle-ci est le privilège exclusif du pouvoir. Bien sûr, les circonstances et l’histoire évoquent la censure sociale qui occulte les conditions de vie et d’expression des femmes. Le climat de cette comédie n’est pas sans évoquer telle cummediola de Vattelapesca où comme dans Un Cungressu di serbe la parole féminine s’empêtre, se divise et sombre en définitive dans un pugilat général. On est loin ici de cette mysoginie de convention car la minoration de la parole des femmes représente ici l’hypothèque qui pèse sur toute parole qui n’a pas l’agrément des pouvoirs ou peut leur porter ombrage. La réflexion porte donc au-delà et en définitive montre la véritable intention qui perce sous la bonne humeur ou le sarcasme : la parole critique doit s’équiper, se fortifier, se donner des armes pour se faire entendre.

 

Les acteurs :

G.Cimino et son assistant J.P.Giudicelli ont réglé une mise scène dans laquelle évoluent avec toute leur verve Marie-Ange Geronimi et Patricia Gattaceca campent deux rôles où brillent de nombreux morceaux de bravoure. La voix de Jean-Charles Marsily insère l’allusion au FORUM, la populaire émission matinale de RCFM. La langue corse y joue de toutes ses harmoniques et de sa connivence avec le français régional de Corse.

 

Des Furmiculimi in Vignale/i qui donnent à rire et à réfléchir. A gorge et à pensée déployées.

 

 


3- Transcript : Numéro

Spécial Litérature Corse


 

Mercredi 30 mars

11h-13h :  - 11h-13h (salle 23 Fac Lettres Université de Corse): ): « D’une langue à l’autre » la littérature corse et sa traduction, à l’occasion du lancement officiel du numéro LITTERATURE CORSE sur le web.

Avec les étudiants Master Langages et etudes Corses et en présence de Diarmuid JOHNSON, directeur de la revue télématique Transcript, éditée avec le soutien du Bureau Européen pour les Langues moins Répandues). Le numéro, édité en français anclais et allemand comprend diverses contributions préparées par l’équipe du CCU et des éditions ALBIANA :

-         Editorial

-         La langue corse

-         La prose d’une île

-         Le chant corse

-         Quatre poètes corses

-         Le théâtre corse des années 1970

 

Jeudi 31 mars (Partenariat CCU-Bibliothèque Municipale de Bastia)

Diarmuid Johnson sera à la Bibliothèque Municipale de Bastia pour une présentation de la littérature et de la musique galloise.

 

Diarmuid JohnsonDiarmuid Johnson

 

Diarmuid Johnson naît en 1965 à Cardiff, au Pays de Galles, et va vivre dès l'âge de trois ans à Galway, où il effectue sa scolarité. De 1989 à 1996, il enseigne les langues celtiques et la littérature en France, en Allemagne et en Irlande. Depuis 1997, il a travaillé principalement comme écrivain, traducteur et rédacteur free-lance, tant dans le domaine littéraire qu'à la télévision. Ses langues de travail sont l'anglais et l'irlandais, le gallois et le breton. En 1999 et 2000, il a dirigé le mensuel national en irlandais Cuisle. Il a entre autres prix reçu le Dún Laoghaire International Poetry Festival Prize (2000). Ses poèmes ont paru dans An Chéad Chló (Cló Iar-Chonnacht, 1997) et dans Fearann Pinn (L'arpent du crayon, sous la direction de Ó Dúill, Coiscéim, 2000), une anthologie de poémes du vingtième siècle en langue irlandaise. En collaboration avec Jean-CLaude Lozac'hmeur, il publie en 1994 Dafydd ap Gwilym, petite anthologie d'un grand poète (WODAN, Amiens 1994), une sélection de poèmes d'un poète majeur du 14ème siècle, traduits en français. Prochainement doit paraître chez Cló Iar-Chonnachta Súil Saoir (L'oeil exercé), un choix de poèmes en irlandais. La même maison d'édition vient de publier Coinnigh do Mhisneach, sa traduction du roman de Shoned Wyn Jones Yfory Ddaw (Cló Iar-Chonnachta, 2004). Diarmuid Johnson est rédacteur en chef de Transcript et membre de l'équipe de Welsh Literature Abroad ( WLA ).

 

 


4- Conférence :

Le Roman et l'Histoire


 

Jeudi 31 mars : Amphithéâtre Raymond MONTET, Fac Lettres à partir de 14 heures.

Le roman historique : à partir de l’œuvre de Nedim GÜRSEL.

Danièle Maoudj présentera le conférencier.

 

Nedim Gürsel

 

Né en 1951 dans le sud-est de la Turquie, Nedim Gürsel vit à Paris, est chargé de recherche au CNRS et enseignant à Paris-III, après une thèse de doctorat sur Aragon et Nazim Hikmet. Son premier roman, Un long été à Istanbul, a été traduit en plusieurs langues et a obtenu en 1976 la plus haute distinction littéraire turque. Yachar Kemal dit de lui qu'il est "l'un des rares écrivains turcs contemporains qui ont apporté du nouveau à notre littérature".

Le romancier appuiera son propos sur deux de ses romans : Le roman du conquérant (Seuil, 1996) et Les Turbans de Venise (Seuil, 2001)

 

Le roman du conquérant : Mehmed le Conquérant est le personnage central de ce roman qui évoque la prise de Constantinople par les Ottomans. Il y est bien sûr question de guerre et de violence, des atrocités qui se perpétraient un peu partout à cette époque-là. En même temps l'écriture nous convie à des scènes, composées avec toute la délicatesse des miniatures persanes : vêtement, couleurs, arbres, faïences. L'auteur y fait place aussi aux derviches et joue avec des échos d'une littérature ancienne, empreinte de sagesse. Son roman ne donne pas une vision linéaire de l'histoire : elle est perçue par fragments et de plusieurs points de vue différents. Ainsi place est faite à Nicolo, le devchirmé d'origine vénitienne et à sa vision des événements. Un constant mouvement de va et vient apparaît aussi entre l'époque du conquérant et notre siècle, celui où le narrateur-écrivain réfléchit sur son propre travail de création. Reclus dans un yali, une des maisons de bois qui donnent sur le Bosphore, il est tiraillé entre passé et présent, entre son roman et l'histoire d'amour qui se noue entre lui et Deniz, dont le nom signifie "mer" en turc. A travers elle, lui parviennent aussi les échos de la violence contemporaine, celle qui suit le coup d'état de septembre 1980 et qui met Deniz en danger.

 

Les Turbans de Venise raconte un voyage initiatique au cours duquel un professeur d’histoire de l’art, Kâmil Uzman, turc, habitant un faubourg d’Istanbul, va à la rencontre de Venise où l’appellent des recherches. Il débarque dans la cité des Doges par un épais brouillard. Venise, ville inconnue, dont il porte en lui une image, apparaît sous un jour irréel. Kâmil s’installe pour un mois dans un studio sombre, au plafond bas, situé au ras de l’eau. La porte d’entrée de son logement est à demi barrée par un panneau de bois destiné à freiner l’inondation en cas de hautes eaux. Une pompe dans  la  salle  bain  est  prête  à      se mettre en marche automatiquement en cas de besoin. Par la fenêtre Kâmil aperçoit des palais à l’abandon témoignant « de qui avait été autrefois la plus somptueuse cité de la Méditerranée. Venise est une épave désormais, un rêve d’antan dont les couleurs ont pâli ». Dans l’esprit de Kâmil, la mer qui ronge les fondations des palais vénitiens est cele-là même qui menace les yalis du Bosphore.