1- Printemps de Poètes
Jeudi 10 mars (Université de Corse)
Poètes invités : Natache DE REYES I
GREGORIO (Espagne), Rosa Alice BRANCO
(Portugal), Sheila CONCARI (Italie) et
Francescu Micheli Durazzo (Campumoru-Bordeaux)
- 11h-13h (salle 23 Fac Lettres
Université de Corse): A la rencontre de
la poésie méditerranéenne avec les
poètes invités et les étudiants Master
Langages et etudes Corses table-ronde
sur le thème: "En quoi la pratique des
rencontres poétiques et de la traduction
favorisent-elle la prise en charge de
l'altérité?"
de
15h à 19h: (Hall Fac Droit Université de
Corse): Avec les poètes et les ateliers
du CCU
- Lectures poétiques
- Expo photo
- Impro théâtre
- Chants et musique
Vendredi 11
mars (partenariat CCU-Centre Culturel
et Bibliothèque de Porti Vechju)
coordination
Sonia Moretti, Jean-Charles Papi
Poètes invités : Natache DE REYES I
GREGORIO (Espagne), Rosa Alice BRANCO
(Portugal), Sheila CONCARI (Italie) et
Francescu Micheli Durazzo (Campumoru-Bordeaux)
14h30
Rencontre autour du thème de la
traduction, de la poésie et des passeurs
de mémoire (centre culturel avec 50
collégiens bilingues): discussions,
lecture de poésie
16h00
Bibliothèque:
saynètes sur la poésie,
théâtre, libre parole
entre
17h00 et 18h30 arrivée des poètes
corses (libres échanges, lectures de
poésies, rafraîchissements)
19h00/19h30 –
22.00 soirée : poésie, chansons libre
parole
Samedi
12 mars - Auditorium de Pigna
(Partenariat CCU-Detti
& Scritti, Festivoce)
coordination
Hélène Mamberti, Guy Benigni, Roger
Maestracci
Poètes invités : Natache DE REYES I
GREGORIO (Espagne), Rosa Alice BRANCO
(Portugal), Sheila CONCARI (Italie) et
Francescu Micheli Durazzo (Campumoru-Bordeaux)
- à partir de 15h : Accueil à
L'auberge Chez Léon,
à Cateri (Balagne) à partir de 15h.
- Présentation des collections et
publications de poésie “Cunchiglie”.
“Veranu di i pueti”
Bonanova, Associu Detti &
Scritti …)
- : Pulifunie, cù "Fiatu Muntese"
(**),
-
Lettura di e puesie avec les poètes
invités et… les autres
- Accompagnements musicaux
Mercredi 16 mars à 20h30 (Université de
Corse)
Amphithéâtre DE 100 (Fac de Droit et
Sciences eco)
2- Teatru
-
U Teatrinu
Ghjacumu Thiers
Elle
Furmiculimi in Vignale/i
Co-produite par U Teatrinu et
l’Association de Soutien du CCU, cette
comédie en deux actes de G.Thiers met en
scène la petite équipe de U Teatrinu.
Une pièce de petit format, au rythme
enlevé, dédiée à la fantaisie verbale, à
la satire et à la parodie. Le
spectacteur y trouvera bien des aspects
de la vie et de la réalité régionales
évoqués de manière cocasse.
Le thème :
Les tentatives de Maria Chjara et Chjara
Maria, deux habitantes de Vignale -
pardon, Vignali ! - pour accéder à la
parole sont condamnées au bavardage.
Elles provoquent l’incident, dressent un
barrage sur la départementale qui
conduit à leur (beau) village et, créant
ainsi l’événement, provoquent l’arrivée
des médias, comme elles l’avaient
escompté . Elles exultent, s’exaltent.
Vont-elles enfin pouvoir tourner
l’attention vers leur condition ?
Vont-elles savoir concentrer sur
l’essentiel la force de leur message ?
Accordera-t-on foi à leurs
déclarations ? Que vaudra une parole de
femmes contre la puissance de Petru
Paulu, qui a le bras long ?...
Le contenu :
Derrière la fantaisie d’un humour qui
joue sur tous ses registres, la pièce
pose la question de l’accès à la parole
dans nos sociétés où celle-ci est le
privilège exclusif du pouvoir. Bien sûr,
les circonstances et l’histoire évoquent
la censure sociale qui occulte les
conditions de vie et d’expression des
femmes. Le climat de cette comédie n’est
pas sans évoquer telle
cummediola
de Vattelapesca où comme dans
Un Cungressu di serbe
la parole féminine s’empêtre, se divise
et sombre en définitive dans un pugilat
général. On est loin ici de cette
mysoginie de convention car la
minoration de la parole des femmes
représente ici l’hypothèque qui pèse sur
toute parole qui n’a pas l’agrément des
pouvoirs ou peut leur porter ombrage. La
réflexion porte donc au-delà et en
définitive montre la véritable intention
qui perce sous la bonne humeur ou le
sarcasme : la parole critique doit
s’équiper, se fortifier, se donner des
armes pour se faire entendre.
Les acteurs :
G.Cimino et son assistant J.P.Giudicelli
ont réglé une mise scène dans laquelle
évoluent avec toute leur verve
Marie-Ange Geronimi et Patricia
Gattaceca campent deux rôles où brillent
de nombreux morceaux de bravoure. La
voix de Jean-Charles Marsily insère
l’allusion au FORUM, la populaire
émission matinale de RCFM. La langue
corse y joue de toutes ses harmoniques
et de sa connivence avec le français
régional de Corse.
Des
Furmiculimi in Vignale/i
qui donnent à rire et à réfléchir. A
gorge et à pensée déployées.
3- Transcript : Numéro
Spécial
Litérature Corse
Mercredi 30
mars
11h-13h :
-
11h-13h (salle 23 Fac Lettres Université
de Corse): ): « D’une langue à l’autre »
la littérature corse et sa traduction, à
l’occasion du lancement officiel du
numéro LITTERATURE CORSE sur le web.
Avec les étudiants Master Langages et
etudes Corses et en présence de Diarmuid
JOHNSON, directeur de la revue
télématique Transcript, éditée avec le
soutien du Bureau Européen pour les
Langues moins Répandues). Le numéro,
édité en français anclais et allemand
comprend diverses contributions
préparées par l’équipe du CCU et des
éditions ALBIANA :
-
Editorial
-
La langue corse
-
La prose d’une île
-
Le chant corse
-
Quatre poètes corses
-
Le théâtre corse des années 1970
Jeudi 31 mars
(Partenariat CCU-Bibliothèque Municipale
de Bastia)
Diarmuid Johnson sera à la Bibliothèque
Municipale de Bastia pour une
présentation de la littérature et de la
musique galloise.
Diarmuid
Johnson
Diarmuid Johnson naît en 1965 à Cardiff,
au Pays de Galles, et va vivre dès l'âge
de trois ans à Galway, où il effectue sa
scolarité. De 1989 à 1996, il enseigne
les langues celtiques et la littérature
en France, en Allemagne et en Irlande.
Depuis 1997, il a travaillé
principalement comme écrivain,
traducteur et rédacteur free-lance, tant
dans le domaine littéraire qu'à la
télévision. Ses langues de travail sont
l'anglais et l'irlandais, le gallois et
le breton. En 1999 et 2000, il a dirigé
le mensuel national en irlandais
Cuisle.
Il a entre autres prix reçu le Dún
Laoghaire International Poetry Festival
Prize (2000). Ses poèmes ont paru dans
An Chéad Chló (Cló Iar-Chonnacht, 1997)
et dans Fearann Pinn (L'arpent du
crayon, sous la direction de Ó Dúill,
Coiscéim, 2000), une anthologie de
poémes du vingtième siècle en langue
irlandaise. En collaboration avec
Jean-CLaude Lozac'hmeur, il publie en
1994
Dafydd ap Gwilym, petite anthologie d'un
grand poète
(WODAN, Amiens 1994), une sélection de
poèmes d'un poète majeur du 14ème
siècle, traduits en français.
Prochainement doit paraître chez Cló
Iar-Chonnachta
Súil Saoir
(L'oeil exercé), un choix de poèmes en
irlandais. La même maison d'édition
vient de publier
Coinnigh do Mhisneach,
sa traduction du roman de Shoned Wyn
Jones
Yfory Ddaw
(Cló Iar-Chonnachta, 2004). Diarmuid
Johnson est rédacteur en chef de
Transcript
et membre de l'équipe de Welsh
Literature Abroad (
WLA ).
4-
Conférence :
Le Roman et l'Histoire
Jeudi 31
mars : Amphithéâtre Raymond MONTET, Fac
Lettres à partir de 14 heures.
Le roman historique : à partir de
l’œuvre de Nedim GÜRSEL.
Danièle Maoudj présentera le
conférencier.
Nedim
Gürsel
Né en 1951 dans le sud-est de la
Turquie, Nedim Gürsel vit à Paris, est
chargé de recherche au CNRS et
enseignant à Paris-III, après une thèse
de doctorat sur Aragon et Nazim Hikmet.
Son premier roman, Un long été à
Istanbul, a été traduit en plusieurs
langues et a obtenu en 1976 la plus
haute distinction littéraire turque.
Yachar Kemal dit de lui qu'il est "l'un
des rares écrivains turcs contemporains
qui ont apporté du nouveau à notre
littérature".
Le romancier appuiera son propos sur
deux de ses romans : Le roman du
conquérant (Seuil,
1996)
et
Les Turbans de Venise
(Seuil, 2001)
Le roman du conquérant :
Mehmed le Conquérant est le personnage
central de ce roman qui évoque la prise
de Constantinople par les Ottomans. Il y
est bien sûr question de guerre et de
violence, des atrocités qui se
perpétraient un peu partout à cette
époque-là. En même temps l'écriture nous
convie à des scènes, composées avec
toute la délicatesse des miniatures
persanes : vêtement, couleurs, arbres,
faïences. L'auteur y fait place aussi
aux derviches et joue avec des échos
d'une littérature ancienne, empreinte de
sagesse. Son roman ne donne pas une
vision linéaire de l'histoire : elle est
perçue par fragments et de plusieurs
points de vue différents. Ainsi place
est faite à Nicolo, le devchirmé
d'origine vénitienne et à sa vision des
événements. Un constant mouvement de va
et vient apparaît aussi entre l'époque
du conquérant et notre siècle, celui où
le narrateur-écrivain réfléchit sur son
propre travail de création. Reclus dans
un yali, une des maisons de bois qui
donnent sur le Bosphore, il est tiraillé
entre passé et présent, entre son roman
et l'histoire d'amour qui se noue entre
lui et Deniz, dont le nom signifie "mer"
en turc. A travers elle, lui
parviennent
aussi les échos de la violence
contemporaine, celle qui suit le coup
d'état de septembre 1980 et qui met
Deniz en danger.
Les Turbans de Venise
raconte un voyage initiatique au cours
duquel un professeur d’histoire de
l’art, Kâmil Uzman, turc, habitant un
faubourg d’Istanbul, va à la rencontre
de Venise où l’appellent des recherches.
Il débarque dans la cité des Doges par
un épais brouillard. Venise, ville
inconnue, dont il porte en lui une
image, apparaît sous un jour irréel.
Kâmil s’installe pour un mois dans un
studio sombre, au plafond bas, situé au
ras de l’eau. La porte d’entrée de son
logement est à demi barrée par un
panneau de bois destiné à freiner
l’inondation en cas de hautes eaux. Une
pompe dans la salle bain est prête
à se mettre en marche
automatiquement en cas de besoin. Par la
fenêtre Kâmil aperçoit des palais à
l’abandon témoignant « de
qui avait été autrefois la plus
somptueuse cité de la Méditerranée.
Venise est une épave désormais, un rêve
d’antan dont les couleurs ont pâli ».
Dans l’esprit de Kâmil, la mer qui ronge
les fondations des palais vénitiens est
cele-là
même qui menace les yalis du Bosphore.